23déc. 2015

Optimiser son temps : le pomodoro

A la recherche d'une technique d'optimisation du temps, j'ai fait la découverte du pomodoro. Cette technique de travail existe depuis les années 80.

L'idée est de découper sa journée en périodes de 25 minutes entrecoupées par des pauses de 5min. Tous les 4 pomodori, on effectue une "grande pause" de 10 à 15 minutes.

Eliminer les interruptions

Pendant une période de 25 minutes, on se concentre sur une seule et même tâche que l'on refusera poliment et fermement d'interrompre :). La tâche choisie doit être finie à la fin des 25 minutes.

Si malgré tout, il faut s'interrompre avant la fin de la période, il faut essayer de finir son pomodoro.

De cette façon lorsqu'on reprends le travail, la tâche précédente est finie. La période suivante commence sur une feuille blanche.

A noter que la période d'activité de 25 min ne corresponds pas à un découpage que vous auriez fait dans votre outil de gestion de tâche.

Un pomodoro n'est pas équivalent à une tâche technique découpée en sprint planning. C'est un découpage personnel.

Au bout de 25 min, la petite pause

Au bout de 25 minutes, on effectue une petite pause de 5 minutes. Au risque de décevoir, cette interruption volontaire n'est en réalité pas tout à fait une pause.

Ce temps va vous permettre de traiter toutes les évènements qui aurait du/pu vous interrompre : lecture de mail, question d'un collègue etc ... .

Durant ces quelques minutes où l'on ne travaille plus sur sa tâche principale, le cerveau "s'aère". Ceci permet d'éviter l'effet tunnel qui apparaît lors de trop de grandes périodes de concentrations.

Au début du pomodoro suivant, on relit le code qu'on vient d'écrire, la spéc et on prends du recul.

Tous les 4 pomodori, la grande pause

4 pomodori représente 2H de travail et 20 minutes de temps de gestion des petites interruptions - ou petites pauses.

C'est le moment de la grande pause. On en profite pour aller se chercher un café, discuter de ce nouveau framework avec votre collègue ... .

Celle ci est la vraie pause ;).

L'inversion de dépendance

Un effet "sympathique" du pomodoro est l'inversion de dépendance vis à vis de l'extérieur.

Vous traitez les évènements qui aurait du vous interrompre toutes les 25 minutes.

Ce sont maintenant les évènements qui vont attendre d'être traités à la fin de votre pomodoro.

Avec modération

Gardez bien en tête qu'il faut être souple et notamment un des principes Agile : "Les individus et leurs interactions, plus que les processus et les outils".

Appliquer le pomodoro de manière rigide n'est pas une solution.

Dans le cas d'un évènement bloquant pour l'équipe, c'est l'équipe qui aura la priorité. Certes, on tente de terminer proprement le pomodoro dans un temps raisonnable si les conditions le permettent.

Un bug de production ne va pas attendre la fin de votre pomodoro ;).

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